- Thèmes : Vie de quartier
- Ouvert à participation : Mercredi 02 Novembre 2011 - Samedi 03 Décembre 2011
Vous avez partagé vos rêves pour le futur de votre quartier Saint-Michel, Nansouty, Saint-Genès dans deux formats originaux : un forum sur cette plateforme et une réunion publique en décembre 2011.
Ci-après, nous vous proposons un résumé de vos échanges.
C’est dans un lieu doublement symbolique – le lycée Saint Genès, à la fois espace de savoir partagé et lieu dédié à la jeunesse – que s’est déroulé le samedi 3 décembre 2011 un exercice de prospective original à l’échelle du quartier Saint-Michel- Nansouty – Saint-Genès : « Imaginons notre quartier en 2030 ». Initié et porté par la Ville, ce forum citoyen participatif entendait répondre au besoin d’expression et de participation croissant des habitants sur le devenir de leur quartier, au-delà des temps de concertation formels, souvent trop cadrés pour permettre le foisonnement des idées. Dans une ambiance conviviale et constructive, plus de 250 personnes se sont réunies pour réfléchir ensemble à la vie dans leur quartier à l’horizon 2030 autour de thématiques diverses : culture, démocratie locale, cohésion sociale, écologie urbaine, jeunesse, nouvelles technologies…

(crédit photographique : S. Domecq)
En préalable, des rencontres et des débats virtuels !
Innovante sur le fond, cette rencontre l’était aussi sur la forme avec, en amont des débats, un forum de discussion sur « jeparticipe.bordeaux.fr » pour aider les habitants à se projeter dans le quartier Saint-Michel, Nansouty, Saint-Genès de 2030 : « Que faire pour améliorer notre façon de nous déplacer ? Quelle serait la place de la nature dans le quartier ? Quels nouveaux services retrouverons-nous à la Mairie de quartier ? Comment utiliserons-nous les technologies pour nous rassembler ? Comment nos échoppes traditionnelles s’adapteront-elles aux exigences de confort et d’économies d’énergie ? Qu’est-ce qui finalement devrait (ou non) changer en 2030 pour notre quartier ? » Une cinquantaine de contributions ont été relevées sur la plateforme. Voici, en substance, ce qu’il faut retenir des échanges : Tout d’abord, que les questions du quotidien n’auront pas disparu en 2030 (et oui hélas !).
Au centre des préoccupations :
- pouvoir bénéficier d’équipements et de services de proximité, ainsi que du maintien d’un tissu de petits commerces,
- avoir (enfin) trouvé un modèle de poubelles innovant pour rendre la ville plus propre, incitatif qui s'allume avec un LED (par exemple), et dit MERCI dans toutes les langues (pourquoi pas...),
- des toilettes publiques plus accessibles,
- des trottoirs plus larges,
- des espaces de vie où la circulation automobile se fait moins bruyante, et qui laissent la place prioritairement aux piétons et aux cyclistes, plutôt qu'aux véhicules assourdissants.
Le thème des transports revient fréquemment puisqu’il est le corollaire d’espaces publics mieux partagés. En zone urbaine, beaucoup pensent que l’avenir, c’est le développement des transports en communs propres (bus électrique, tram) couplé avec des petits moyens de transports (tels que le vélo électrique, la trottinette motorisée, des scooters tout électriques, ou des petites voitures urbaines). Les riverains laisseront sûrement de plus en plus leur voiture hybride à la périphérie des villes, dans des parkings accessibles en transports en commun. Par contre, cette solution implique des moyens de transport intra-urbains maillant l'ensemble de la CUB, respectant les horaires, le jour comme la nuit. Si nous souhaitons continuer à nous déplacer librement, ce n'est pas seulement un changement de mentalités qu'il faut envisager, mais la mise en place d’une offre de services suffisante, fiable, régulière et durable. De manière générale, il semble essentiel de conserver l'esprit vivant des différents pôles de ce quartier, ce qui ne signifie pas pour autant « ne rien changer ». Mais cela passe aussi par nos propres comportements individuels et finalement par notre vision de la société :
- ou bien nous pensons que la tendance "individualiste" se poursuit (l'individu ne fait rien, jette par terre, se fiche de l'espace public) …
- …ou bien nous pensons à un élan de responsabilité citoyenne qui fait qu'il n'y aura plus besoin de nettoyer puisque personne ne salira !!! Certains vont même jusqu’à imaginer une prise en charge collective de l'espace public, avec des équipes d'habitants qui, à tour de rôle, font vivre la rue, la place... en terme de nettoyage, certes, mais aussi en terme de services (se dépanner, s'aider, repérer un problème...).
Alors, demain, tous des citoyens acteurs ?
Vous retrouverez bientôt une restitution formelle de l’ensemble des échanges sous la forme d’un livret qui sera distribué aux habitants et qui servira de base à un nouveau temps d’échange.
Merci encore de votre participation !



